La genèse de Sweet Giant Shire

Ou comment est née la passion pour les Shires

Amoureuse des animaux depuis ma plus tendre enfance, j’ai passé mes vacances jusqu’à mon adolescence dans les fermes de mes oncles et de mes tantes. J’avais toujours rêvé d’apprendre à monter à cheval, mais mes parents s’y refusaient à cause de mes problèmes de dos.

À 16 ans, j’ai participé à mon premier stage de 15 jours dans un centre équestre. Malgré une chute qui m’a valu une fissure du bassin, mon amour pour les équidés s’est vu démultiplié. Quelques mois plus tard, un autre stage de 15 jours m’a permis d’apprendre les bases de la monte et de m’occuper des chevaux au pré comme au box. Pour des raisons personnelles, je n’ai pu continuer à monter, mais mon amour pour eux est toujours resté intact.

À 38 ans, j’ai décidé de m’offrir mon propre cheval et suis tombée amoureuse de deux juments : Xana et Aitana. Quelques mois plus tard, ma belle Aitana attendait un bébé en cachette, et Stella est née.

Après avoir lu plusieurs articles sur le poids du cavalier, j’ai pensé que je ne pouvais pas monter mes juments… mais j’aimais beaucoup la race Irish Cob. Puis, je découvre le shire, un cheval capable de me porter. Je me mets donc à la recherche d’un élevage en France et découvre un élevage sur le chemin qui relie nos maisons. Me voilà partie pour voir un vrai shire !

Kristal & Jac, 2019

Kristal & Jac, 2019

Forget Me Not

King

Une histoire de rencontres

L’arrivée de Forget Me Not et King

Comme rien ne se fait par hasard, j’apprends que sur le chemin qui relie nos deux maisons, se trouve un élevage de shires. Me voilà donc sur la route de l’élevage, partie pour en voir un vrai !

Après plusieurs visites « sauvages » (à m’arrêter au bord des prés pour les admirer), nous faisons la connaissance des éleveurs à la foire de Bordeaux en 2016 (j’avais reconnu leurs chevaux !). Nous commençons à parler de la race et j’apprends qu’ils attendaient un poulain dans les jours qui suivaient.

Je prends alors rendez-vous avec eux pour faire la rencontre de leurs chevaux et celle de notre « fraise du mois d’août », aussi appelé Forget Me Not, qui deviendra notre premier poulain.

Forget, une fois arrivé à la maison au milieu de mes « petits » chevaux, je sentais bien qu’il ne trouvait pas sa place ; leur rythme de vie était trop rapide pour lui. C’est pour cette raison que nous avons décidé de lui prendre un copain, un deuxième.

Je prends alors contact avec l’élevage de Dame Marie. Je décide de faire coïncider ma visite avec le jour de l’approbation de leur étalon (le père de King), qui se fait avec deux juges anglais se déplaçant pour l’occasion au maximum une fois par an.

À l’élevage, ils avaient encore deux poulains disponibles. Mon choix s’est porté sur King, un peu plus petit que l’autre, mais son côté canaille m’avait séduite et je pensais qu’il serait à la bonne taille pour former une paire harmonieuse avec notre Forget.

J’avais une certaine inquiétude, car les deux juges regardaient beaucoup les poulains, leurs aplombs, etc.

Mais de retour à la maison, j’ai réservé King, après validation avec mon monsieur.

Kristal, Frikka et Orva : nos juments

Depuis quelques années, nous suivons sur Facebook la page de Gentle Giant. Lors de notre voyage au Shire Horse Show en mars 2018, nous avons pu faire leur connaissance et approcher leurs magnifiques chevaux.

De retour en France, une immense envie de créer notre élevage nous a envahis et nous avons décidé de prendre contact avec Gentle Giant afin de savoir s’ils n’avaient pas de pouliche ou de jument à vendre. À notre grand regret, la réponse a été négative. Mais ils nous ont mis en relation avec un éleveur qui est l’un des juges dont nous avions fait la connaissance lors de l’achat de King.

Après quelques échanges sur nos souhaits et avoir vu des photos de sa jument, nous avons acheté Kristal et lui avons confié la mission de la faire saillir.

Quand Kristal est arrivée chez nous en juillet, je n’ai pu m’empêcher de verser une petite larme : elle était tellement magnifique, bien plus que sur les photos envoyées par l’éleveur.

Un jour, sur une page, je suis tombée amoureuse d’une pouliche d’un an qui vivait en Belgique : Frikka.

J’ai pris contact avec le propriétaire, qui m’a dit qu’elle était réservée, mais que la personne n’avait pas encore payé l’acompte pour valider la réservation. Il ne lui restait que quelques jours avant que le contrat ne soit annulé.

Il nous a montré d’autres juments à vendre, notamment Orva, qui nous a beaucoup plu mais ne m’a pas fait oublier la belle Frikka.

Nous avons demandé conseil à notre ami juge au sujet de ces deux juments, et il a validé le choix d’Orva.

Par chance, le premier acheteur de Frikka ne s’étant pas manifesté, nous avons finalement ramené les deux juments à la maison.

Kristal & Jac, 2019

Kristal

Kristal & Jac, 2019

Frikka

Kristal & Jac, 2019

Orva

R Bill

R Bill, l’étalon de l’élevage

L’élevage commence à prendre forme.

Après avoir discuté avec quelques éleveurs au sujet des inséminations, nous nous mettons à la recherche d’un étalon. Mais pleins de questions se bousculent dans ma tête. Pour les filles, tout s’est fait par photos et vidéos, mais pour un étalon, ce n’était pas possible : il fallait être sûre que ce soit le bon ! Prendre un poulain, un cheval de deux ans ou un étalon déjà confirmé ?

À chaque fois que nous trouvons un étalon qui pourrait nous convenir, nous demandons l’avis de notre juge préféré, mais il y trouve toujours plein de défauts. C’est pour cette raison que nous lui demandons de nous trouver un étalon, car il connaît la généalogie de nos juments.

Au bout de quelques mois, un soir à 23 h 50, nous recevons un message de notre juge nous disant : « Regardez celui-là, il a l’air parfait pour vous et vos juments. » Et là, nous voyons une gravure, nous n’en croyons pas nos yeux.

Nous mandatons notre juge pour aller faire une visite de cet étalon et nous donner son avis.

Après sa visite, nous contactons le propriétaire pour acheter R Bill, le futur étalon de notre élevage.

Nous tenons à remercier notre juge, car sans lui, rien de cette aventure n’aurait vu le jour !